Le dolmen d'Oppagne (ou dolmen Sud) WERIS II

Le dolmen d'Oppagne (ou dolmen Sud) WERIS II


Le dolmen d'Oppagne (ou dolmen sud ou Wéris II) a été découvert au printemps 1888 par Félix Lambert, le fils d'Antoine Lambert, cultivateur de Wéris. L'Etat acquiert le monument et sa parcelle en 1890. Diverses campagnes de fouilles s'y sont ensuite déroulées. En 1906, par A. de Loë et E. Rahir ; des sondages en 1987 par le Service national des Fouilles ; en 1996 et 1997 enfin, par la Direction de l'Archéologie de la Région wallonne (devenue propriétaire du site en 2000), campagnes émaillées de quelques découvertes majeures et d'une restauration du dolmen.

Le plan de Wéris II est similaire à celui de Wéris I, dont il est distant de 1500 m. Un vestibule ou antichambre, une chambre sépulcrale, une grande dalle postérieure posée à plat. Sa particularité est d'être édifié dans une tranchée creusée transversalement par rapport à la pente du terrain. Cette tranchée d'implantation a été clairement reconnue lors des fouilles. Elle était de 1 à 1,5 m plus large que le noyau du monument. Le monument a cependant dû être laissé à l'air libre (du moins au début de son utilisation), comme en témoigne l'existence d'un chemin dallé de plaquettes de grès-psammite et de calcaire (découvert en 1996). Ce chemin devait faire le tour de l'édifice. Il est conservé le long du côté gauche, et deux dalles en place a été repérée de l'autre côté. Ce chemin avait-il un rôle rituel, utilisé lors de cérémonies ?


L'une des pierres de couverture du monument pèse pas moins de trente tonnes. Comment les Néolithiques l'ont-ils acheminée à l'endroit de construction ? La réponse peut être trouvée au Musée des Mégalithes.

La restauration de 1997 visait à rétablir le site dans l'état le plus proche de celui qu'il devait avoir au début de son utilisation, outre sa mise en valeur et sa sécurisation. Le vestibule, effondré,a été reconstruit. La dalle d'entrée, cassée à hauteur des deux piédroits, a été recollée et redressée.


Les ossements humains trouvés à Wéris II appartiennent à une dizaine de défunts d'âges variés. Le matériel archéologique, lui, indique deux phases d'utilisation du site : quelques objets néolithiques, dont une pointe de flèche à pédoncule, et des tessons de poterie typiques de la "Civilisation des Gobelets" qui pourraient être la trace d'une réutilisation du monument.


Attention ! Il n'est pas permis de monter sur les monuments, ni de pénétrer à l'intérieur, et ce pour des raisons de respect (ce sont des tombes !) mais aussi de sécurité (un bloc de poudingue peut se fendre brusquement, sans prévenir).